mercredi 18 mai 2016

Etre un homme

                                                          

On entend souvent les femmes et les âmes bien pensantes se plaindre du diktat imposé par les médias à la gente féminine, obligée de soutenir la comparaison au quotidien avec les filles des magazines, films et autres publicités, toutes minces comme des files et siliconées là où il faut. Loin de moi l’idée nier cette évidence et pourtant je ne peux m’empêcher de m’émouvoir devant le peu de cas fait par ces mêmes personnes du calvaire enduré par l’homme moderne, entendez, l’homme vivant dans une société elle-même moderne c'est-à-dire une société qui se féminise à outrance.

L’homme d’aujourd’hui grandit avec la voix de sa douce mère lui racontant des histoires de belles princesses et surtout de beau et preux chevalier servant. Tout est dit. Plus tard, mon fils, tu seras beau, courageux et au petit soin pour ta femme où tu ne seras point !

Quelques années après, l’enfant grandissant et le désir apparaissant en même temps que la testostérone dans le corps, le petit homme se confronte à l’espèce autrefois ennemie des cours de récré. Et là patatra, il se rend compte avec effroi que le coup du gentil garçon romantique et attentionné ça ne marche pas ! Que diable ! Lui aurait on donc mentis ?
Oui mon petit, les filles de contes de fée n’ont mais alors rien avoir avec les filles de notre bien triste réalité, car en sus d’être largement moins féerique, elles ont le toupet d’être bien plus exigeante. Les filles elles veulent un mec et un vrai !

Notre petit bonhomme ayant compris ça (la nature, heureusement bien faite, la dotée d’un cerveau pour s’adapter à ceux qui n’en n’ont pas) décide de changer de tactique (qui à dit « du gendarme » dans les rangs !?) et de devenir plus macho (« macho, macho man, i want to be a macho man »).
Que n’avait-il pas fait comme erreur là. Un mec oui, un macho non ! En gros elles ne veulent pas d’un mec dit « sensible » mais en revanche ont fortement besoin d’un garçon qui les comprenne (si, si, d’après elles c’est possible !), la nuance entre compréhensif et sensible est sans doute trop subtil pour de pauvres brutes épaisses comme nous mais il faut croire qu’elle existe.

Penchons nous d’ailleurs quelques instants sur ce terme de compréhensif que ces femelles nous ressortent à tous bout de chant pour nous faire comprendre que nous ne sommes que des rustres. Compréhensif dans la bouche de l’une d’elle signifie :

  •   Être compréhensif quand elle passe 3h au téléphone, ou sur Internet, avec sa meilleure amie qu’elle a quittée en fin de journée, au lieu de s’occuper de nous, mais de comprendre également qu’elle nous pique une crise dès qu’on à le malheur de la délaisser le temps d’un match de foot à la TV (soit 2h maxi).

  • La suivre pour faire le shopping le samedi (à l’heure du match de préférence) sans jamais se plaindre tandis que la belle met 3 plombe à choisir UNE malheureuse paire de chaussures hors de prix (ce n’est pas elle qui paye de toute façon.). Quand elle demande un avis, surtout comprendre qu’il ne faut pas le lui donner car de toute façon elles sont toutes persuadées que les hommes n’ont aucun goût à part leur meilleur ami homo. Ce à quoi on pourrait leur répondre qu’effectivement si on avait un tant soit peu de goût on ne serait pas avec elle. (Non par pitié ne le faîte pas, le canapé n’est pas assez confortable pour dormir.)

  • Comprendre ses humeurs mensuel, sa mère (ah la belle-mère ! galère, galère !), savoir l’écouter nous raconter sa journée dans les moindres détails (savoir que le patron couche avec la secrétaire c’est tellement mieux que ce putain de match de foot que tous vos potes regardent sauf vous !)

  • Comprendre les scènes à répétitions dès que vous avez le malheur de regarder une autre fille qui passe mais comprendre qu’elle s’extasie pendant une heure sur les muscles saillant de leur prof de fitness.

  • Comprendre qu’elle est besoin de ses soirées entre filles où vous êtes indésirable mais qu’elle s’incruste dans vos soirées entre potes pour vous rappelez de descendre la poubelle, border le petit où baisser le son parce qu’elle essaie de dormir et que si elle n’y arrive pas le lendemain elle aura des cernes et elle ne veut pas paraître négligé devant François son patron. (NON ! pas de crise de jalousie malheureux ! Sinon vous êtes « étouffant » ! L’hôpital qui se fout de la charité vous connaissez ?...)


Bref être compréhensif, c’est accepté tout et surtout que elle n’accepte rien.

Revenons à notre petit bonhomme devenu grand, après s’être encanaillé auprès d’une amie de sa mère en mal de jeunes puceaux où d’une anglaise friande d’échange européen.

Le voilà donc entrain de draguer la gueuze en boîte. Attention danger ! Si vous avez le malheur de vous approchez trop près d’elles sur la piste de danse, vous n’aurez le droit qu’au fameux «  il est lourd ! », bien entendu ne nous offusquons pas que ce discours se fasse dans une tenue où les formes sont moulés à souhait et où les seins suivent le rythme de ces corps qui se trémoussent jusqu’à plus soif ! Après tout, nous ne somme plus à une contradiction près de leur part.

Mais admettons que notre jeune homme est réussi à « chopé ». Bien des obstacles l’attendent encore. Si il a le malheur de la rappeler dès le lendemain il est de suite étiqueté « collant ». En revanche si il le ne l’appel pas, il est automatiquement qualifié de « goujat qui ne cherche qu’a la sauté » ! Faîtes vos choix messieurs !
Mais admettons que notre cobaye est eu le bon timing (cherchez pas c’était un coup de bol !) et qu’il s’installe dans une relation dîtes « sérieuse » alors là les vrais ennuies commence.

Il doit l’appeler souvent mais pas trop pour ne pas l’étouffer. Être attentionné, doux, câlin, mais surtout lui laisser de l’espace, être indépendant et avoir du caractère, être mystérieux et distant mais pas trop bien entendu…. Bref un homme parfait !

Admettons (c’est fou le nombre de chose que l’on doit admettre !) que cela soit le cas et que les deux tourtereaux fonde une famille. L’homme doit être ambitieux et travailler, mais la laisser travailler et vivre sa vie de femme indépendante, et comme femme indépendante ne correspond pas vraiment à l’image de la femme au foyer, vous devez savoir vous occupez de la cuisine, des enfants et même du ménage si c’est possible ! Tout en faisant attention bien sûr à rester un mec ! Un vrai ! Vous auriez l’idée vous d’aller demander a John Wayne ou Clint Eastwood d’aller promener le bébé dans la poussette ?

Voilà mesdames d’une manière
très, très résumé ce que nous vivons pour vous au quotidien.

Nous vous aimons profondément et sans vous sans doute serions nous perdu mais par pitié laissez nous tranquilles ! Laissez nous avec vos ongles cassés, les peignoirs de bain pas accordés, vos kilos en trop ou en moins, vos seins trop petit ou trop gros, votre mère, votre meilleure amie dépressive, votre meilleur pote gay qui pense que l’on devrais se relooker pour paraître plus jeune, nos poignets d’amour et notre cholestérol, laissez nous nous gratter les couilles devant ce putain de match de foot, bref soyez des femmes et laissez nous être des hommes !

Après tout la diversité y a que ça de vrai, non ?

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